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Ce n’est pas un mirage – AAAD #06

Avant de partir, quand je parlais de New York, il y avait ce refrain dans ma tête de Joe Dassin, ce rêve américain qui hante l’inconscient collectif. Je m’étais préparée à être déçue. A vrai dire, les mœurs américaines ne me tentaient pas tant. Je ne pensais pas trouver des gens aussi heureux de vivre et prêts à donner un peu d’eux-mêmes à chaque coin de rue.

Avoir vécu à New York pendant un mois, c’est découvrir Paris sous un autre jour. Je connais beaucoup de gens qui vivent à l’étranger et les critiques sur la France que je détestais les entendre faire, je peux désormais les comprendre.

Je ne pense pas avoir rêvé et je ne crois pas avoir vécu les choses par hasard, je suis en mesure de faire une généralité à l’emporte-pièce : ici les gens sont heureux. Pourquoi sont-il heureux ? Pas parce que leur vie est facile et jolie. Mais parce qu’ils se battent pour réussir leur vie et qu’ils font en sorte de cueillir les bons moments sur un rien, une conversation, un hug échangé, des rires. Ils ne comprendraient pas notre système social fondé sur la solidarité et l’assistance. Pour le premier item, je ne voudrais pas changer les choses, favoriser le rebond dans les coups durs, c’est sain. En revanche, maintenir en dépendance ceux que la paresse envahit c’est une chose me remue et cette fois encore plus, maintenant que j’ai vécu la vie américaine.

Mes voisines par exemple. Elles sont venues de Pennsylvanie et de Caroline du Sud pour être comédienne. Elles travaillent dans un restaurant de Time Square et l’argent qu’elles gagnent vient uniquement des pourboires. Ca n’arriverait pas en France et tant mieux car c’est très précaire comme situation professionnelle ; ne jamais gagner la même somme est insécurisant. Mais ça force à redoubler d’efforts pour gagner son pain. Et la logique veut que lorsqu’on a travaillé dur, suive un sentiment de self-esteem. On sait tous que le self-esteem influence notre rapport aux autres. Une personne bien dans sa tête sera bien plus ouverte aux rencontres que quelqu’un qui souffre le regard des autres. Cet équilibre interne est palpable : les gens parlent entre eux tellement aisément.

Aujourd’hui, j’ai partagé des moments spéciaux avec tant de monde… C’est pour ça que cette journée était spéciale ; la rencontre c’est ce que je viens chercher en voyageant. Cette logique m’enclint à ne pas aller voir l’Egypte par exemple, voyage excavation par excellence. La découverte d’un patrimoine enfoui, certes passionnant mais les gens, leurs mœurs, leurs habitudes culturelles, une fois le Caire loin, aucun moyen d’y accéder.

Mardi soir, je suis allée voir une comédie musicale. Une amie des voisines m’avait conseillé un « musical » moderne que j’allais adorer, c’était sûr. « C’est hip-hop et salsa en même temps », déjà rien que ce résumé de « In the Heights »  j’aimais bien c’était sans connaître l’histoire qui allait me saisir. J’ai tellement adoré que j’ai voulu revoir le musical le lendemain mais dommage, pas de show. Tant mieux sinon je n’aurais pas rencontré toutes ces personnes aujourd’hui.

Le truc à faire quand on veut voir une comédie musicale c’est la loterie. Tout est expliqué ici pour ceux qui souhaiteraient mettre le sort de leur soirée sur un ticket jeté dans un seau. Deux heures et demie avant le début du show, on écrit son nom sur un papier, une demi-heure plus tard, tirage au sort et sont appelés à se présenter, ID à la détente, les heureux élus. Ils auront la possibilité de voir le show au premier rang, celui qui n’est pas vendu car on manque un peu de recul. Pour 26,50$ ils seront aux premières loges et la magie de la chose est de savoir que c’est la chance qui a voulu ça. J’adore ce principe de loterie.

Le premier soir je n’ai pas gagné la loterie mais j’ai acheté des places pour un prix très modique. C’est très américain, puisque tu as tenté ta chance de gagner on te valorise pour ça et tu as la possibilité d’acheter les dernières places invendues pour le tiers du prix originel. Pour 41,50$, j’étais sur la mezzanine juste derrière l’orchestre, une superbe vue mais pas autant que celle du jour. Pendant la loterie, j’ai repéré cette maman et sa fille entourée de bagages et je sentais qu’elles avaient vraiment très envie de gagner. Quand leur nom a été tiré, j’ai sauté de joie pour elle. Puis j’ai couru vers le guichet pour avoir les derniers sièges encore en vente ; heureusement je n’ai pas couru trop vite, il y avait des gens devant moi.

Un des employées du théâtre qui me voyait là pour la troisième fois est venu me proposer des places que certains gagnants avaient abandonné. Ainsi, j’ai gagné la loterie et le droit de voir le show au premier rang. C’est moins marrant que d’entendre son nom crié tout haut mais j’étais tout de même surexcitée…

Mardi soir, avant de rejoindre quelqu’un sur les coups de minuit (normal, c’est New York, à toute heure il se passe quelque chose), toute enthousiasmée par « In the Heights », j’ai fait du shopping à American Eagle Outfitters. Le client a la possibilité d’avoir sa photo sur le mur de lumière qui donne sur Time Square. J’ai préféré attendre le jour pour ça. J’y suis retournée et les vingts caractères qui accompagnent ma photo sont tout simplement l’URL du blog, à un caractère près, c’était parfait.

J’ai grimpé les marches du McDo situé juste en face de l’écran pour atteindre l’étage d’où je pourrais prendre photo et vidéo. Une fois ce forfait accompli, j’ai snobé le Starbucks et sa connexion Internet tellement tentante pour entrer au Planet Hollywood, probablement l’endroit que je fréquente le moins à Paris mais comme je veux la faire à l’américaine ici, je me suis « forcée ».

Des chaises hautes, un bar gigantesque, j’ai aimé. En France, je ne m’assiérai jamais seule au bar, les hommes peuvent penser que c’est un appel à la conversation mais a New York, en un mois je l’ai senti, la drague n’est pas de mise. Les rapports hommes-femmes sont sans ambiguïté. Le barman a voulu voir ma carte d’identité. Comme j’ai 29 ans, ça m’amuse toujours qu’on me la demande. Il y avait une fille seule à côté de moi et j’ai partagé mon sentiment avec elle. On a commencé à parler. Même si je fais en sorte de m’habiller comme à Paris, il suffit que je parle pour que je sois découverte : je ne suis pas d’ici. J’aime ça, ça m’offre la possibilité d’engager la conversation avec des gens passionnants. S’en suivent en général des échanges sur la France, les Français, Paris, des questions sur la manière dont les Français perçoivent les Américains… Passionnant.

Ma voisine de bar est mexicaine, elle a 30 ans, est architecte et comme moi elle est venue à New York seule et nous avons vécu la même chose : sentir la ville, prendre le pouls du quotidien new-yorkais (running, piscine, laverie, supermarché, salon de beauté…). Pas de visites touristiques pour Marcella non plus. Elle regrette que nous ne soyons pas tombées l’une sur l’autre avant et propose qu’on sorte. Bien sûr, pour moi c’est toujours ok. On va toutes les deux à nos spectacles respectifs et on se fixe rendez-vous à 23h30 dans Time Square. Ce rooftop que je rêvais de faire en bonne compagnie, ça va être pour ce soir !

En arrivant à ma place dans le théâtre, je craignais le pire, le coin excentré d’où je ne verrais rien et là surprise : premier rang et qui sont mes voisines ? La maman et sa fille. Elle au téléphone : « Yeah, it’s amazing, like I can touch the stage from my seat. Oh honey, I have to go, there’s the other winner who arrives… ». Parler avec des inconnus et les revoir quelques temps après, ça m’arrive tout le temps ici. Peut-être parce que je parle beaucoup plus avec des inconnus ici qu’à Paris où je sens un climat d’inquiétude constant. Rien que de repenser à la manière dont les gens vivent les uns avec les autres dans un lieu aussi bête que le métro, ça me chagrine. Ca va être très dur de revenir à Paris quand on a vécu Disneyland pendant un mois.

Avant que le show commence, nous avons beaucoup parlé avec Linda qui venait installer Zoé fraîchement arrivée pour ses études. Elles m’ont envié sur mon échange d’appartement, sur ma découverte de la ville. Comme moi, elles ont adoré le show et nous avons voulu continuer la conversation dans un déli.

Linda est costumière pour la télévision à Los Angeles. Cela va en faire rêver plus d’un mais elle a travaillé deux ans sur les plateaux de SCRUBS. Nous ne connaissons pas du tout mais elle a partagé avec moi ses problèmes de santé qui lui ont ouvert de nouveaux horizons pour respirer la vie à pleins poumons. J’ai approuvé en parlant de mes drames qui font que l’enthousiasme est toujours là chez moi. Nous avons vécu un moment très spécial lorsque nous avons échangé sur la perte de notre mère et Zoé qui avait elle aussi les larmes aux yeux car sa maman l’année dernière, elle a failli la perdre, elle aussi. Ce genre de choses arrivent-ils en France… ? En 29 ans, je ne crois pas avoir échangé des moments aussi forts avec des inconnus dans mon pays. Ces sentiments exacerbés, cette sympathie originelle pour autrui, c’est ce que j’aime des mœurs américaines. Et si je veux revenir à New York, c’est principalement pour ça. La ville est démentielle, tout est émerveillement mais les gens qui la traversent, c’est vraiment ce qui fait sa valeur.

Malheureusement, j’ai dû partir tôt pour retrouver Marcella. Linda et Zoé si j’arrive à me lever pas trop tard, je vais les retrouver aujourd’hui vers 14 heures. Qu’elle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu débarquée Marcella en mini-robe noire drapée, cheveux bouclés savamment travaillés, boucles d’oreilles opulentes le tout dans un choix d’accessoires dorés (bijoux, pochette, chaussures) qui rappelait un détail de sa robe. Un point commun, on fait pas les choses à moitié. Rien que de connaître sa situation professionnelle, je sais déjà que Marcella est spéciale. A 30 ans, elle est architecte, voyage dans le monde pour des négociations, ça plaisante pas.

En haut du 230th situé sur Fifth Avenue, j’ai la chance d’avoir une vue sur l’Empire State Building et sur le tout Manhattan midtown. L’éclairage est tamisé, il donne à la soirée cette touche inoubliable. La lumière, une obsession chez moi… Je propose de s’asseoir parce que les talons hollandais que j’ai souhaité étrenner à New York (fétichisme du souvenir) ils me font souffrir. Et on s’oriente vers une table vide entre des tables occupées.

Aux Etats-Unis, j’ai appris à être très prévenante. C’est une honte d’être un poids pour l’autre. Encore une différence de mentalité entre la France et les Etats-Unis. Aussi, j’ai demandé si je pouvais fumer. L’accent de mon voisin m’a conduit à dire: « vous êtes français ? », « no, espanol ! » et là, énorme sourire de Marcella de dire qu’elle était méxicaine. Je viens de réaliser, elle est comme moi, elle doit apprécier parfois parler sa langue, voilà pourquoi elle paraissait si heureuse. Moi ce soir, j’ai surtout écouté Ivan, Ignacio et Marcella parler. J’avais oublié à quel point l’espagnol est une langue charmante. Ils font du business avec l’Italie. C’est vrai que lorsqu’Ignacio m’a parlé en italien, j’ai vraiment adoré. Tous les deux étaient très beaux, très smarts, très gentils. Une soirée comme ça en France aurait terminé par une tentative de rapprochement plus ou moins malvenue. Rien et c’est agréable. A New York, c’est la première fois que je ne me sens pas un objet sexuel pour les hommes. Il y a du respect instinctif, je ne saurais comment expliquer. Peut-être est-ce parce que les femmes s’habillent très féminine, alors une robe un peu au dessus du genou et des hauts talons ça cherche pas l’embrouille comme à Paris.

Cela fait deux soirs que je rentre en métro à 3 heures du matin et que je me sens en complète sécurité. Peut-être même plus qu’à Paris en plein jour. Je m’en veux un peu de faire toutes ces comparaisons négatives entre Paris et New York, ça sonne carte postale pastelle qui n’a rien à voir avec la vraie réalité. Je ne saurais pas trop comment l’expliquer mais ici, je me sens dans mon quotidien, je ressens les choses comme si c’était ma vie de tous les jours.

Ce que j’ai vu ne me semble pas être un mirage. Je ne rêve pas New York, cette atmosphère friendly, ce sentiment que tout peut arriver à chaque seconde grâce aux gens, c’est unique et voilà pourquoi je veux revenir. Et qu’on ne vienne pas me dire que j’étais en vacances et que vivre le quotidien sera autre chose. J’ai mis tout en œuvre pour la vivre la vie new yorkaise. Fanny qui est en ce moment en France, chez moi et qui a vécu le quotidien d’une française fraîchement débarquée m’a même donné le label intégration…

Time Flies – AAAD #05

Il était question d’une pomme par jour. C’était un très haut objectif mais il ne me semblait pas difficile à respecter. Les premiers jours, c’était le cas même si le temps m’a déporté comme une bourrasque sur le coté. Je me sens coupable alors je vais quand même essayer de justifier mon échec. Il y a eu des embûches : pas de Wi-Fi pendant une semaine, une crise à gérer ici qui m’a fait perdre mon mojo. Parce que le mojo les trois premiers articles, il était bien là. L’excitation de publier, de réécrire l’article en anglais pour que les gens que je rencontre ici puissent le lire eux-aussi.

Et puis, j’ai perdu le fil. Une semaine après être arrivée, je me suis détournée du chemin que je m’étais tracé. Une ligne bien droite sur lequel on déposait un caillou chaque jour pour que les lecteurs soient au courant de la vie ici. Mais finalement, je me suis rendu compte que mon quotidien, il n’était peut-être pas si intéressant. Que cela n’amuserait que certains proches de savoir que je me défie à ne pas me couvrir de mon pashmina dans le métro tout ça pour jouer l’immersion jusqu’au bout. J’ai senti que mes articles allaient prendre un virage trop personnel et ça m’a freiné.

Ecrire tous les jours c’est déjà difficile en temps normal quand ce n’est pas son activité professionnelle mais comment je pouvais oser imaginer arriver à ce but en vacances sans lâcher prise… ? Quand j’ai commencé à organiser mon mois à New York, la question qui surgissait tout le temps, c’est « comment vas-tu occuper ton temps… ? » Aucun problème de ce coté-là, l’ennui c’est quoi… ? En revanche, l’inactivité professionnelle me posait problème voilà pourquoi j’ai nourri ce projet. Il y a eu plein de moments formidables dans le cadre de ce projet mais d’autres aussi constitués de honte, de culpabilité. Entre les deux sentiments, j’ai dû trouver une ligne médiane. Reconnaître mon erreur de jouer la diachronie quand la synchronie est beaucoup moins aliénante. On commence à prendre un puis deux jours de retard et les jours s’accumulent et ça devient ambiance tonneau des Danaïdes. Quoiqu’on fasse, on ne rattrapera jamais le retard.

Le problème c’est qu’un mois c’est très court, pas le temps pour tergiverser et je regrette très sincèrement d’avoir eu ses états d’âme (culpabilité, sentiment d’être débordée) et de ne pas avoir trouvé la solution plus rapidement. En une phrase je dirais aussi qu’il y a eu aussi un problème personnel à gérer qui a fait beaucoup dans la déviation du droit chemin.

Ca c’est pour ce que j’avais prévu et qui n’a pas fonctionné comme je le souhaitais. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que toutes ces photos que je prends, tout ce qui m’émerveille ici va continuer à m’inspirer même quand les euros auront retrouvé leur place dans mon portefeuille. Rien que sur le fait de payer avec des dollars, je pourrais en parler tellement longtemps. Voilà ce qu’il fallait faire depuis le début, écrire des billets d’humeur pas un carnet de voyage…

Parce qu’ici aussi, tout ce que vous rêvez de faire à New York et bien je ne l’ai pas fait. Nous sommes le 26 août. Samedi je serais arrivée il y a un mois et je ne sais toujours pas si le Brooklyn Bridge est si impressionnant qu’il paraît. Ca s’applique aussi à Ellis Island, au Rockfeller Center, à l’Empire State Building et au Metropolitan Museum.

En revanche, je sais quels sont mes endroits préférés. Parmi eux, il y a East River Park, Bryant Park, Union Square où je trouve toujours un prétexte pour descendre et j’ai même fini par m’habituer à l’opulence de Time Square. Ce côté carte postale pour touristes qui m’avait tant dégoutté en arrivant n’est plus, maintenant c’est devenu un quartier où il m’arrive de passer. Car c’est ce que je voulais faire de New York, je voulais que ce soit ma ville, pas une ville que j’arpente en birkenstock comme un touriste ingurgiteur.

Ici, j’ai tout fait pour jouer l’intégration. J’ai voulu vivre à la new-yorkaise. Aller à la piscine, au supermarché, dans les papeteries, les magasins pour animaux de compagnie, ceux qui vendent des articles sportifs. J’ai fait du sport devant un DVD de cheerladders. Et ce qui m’a ébahi parce que ce sont les mœurs américaines que je vois sur l’écran, j’aurais trouvé ça pitoyable si la dame avait dit : « avec les filles, on est super contentes de vous avoir avec nous aujourd’hui. Et maintenant la torsion sexy… ». Ca en anglais, c’est tellement enthousiasmant.

J’ai adoré acheter un cadenas pour aller à la piscine et ne pas savoir comment l’utiliser. Et me faire piloter par une maman séchant son petit garçon sur la manière dont il fallait que je tourne deux fois puis jusqu’à 29 à droite et 7 à gauche etc… Tout est ébahissement ici, ne serait-ce que sur l’habitude du Take Away. Les gens mangent à n’importe quelle heure, n’importe où car la vente à emporter est une manière de vivre. Ca me met mal à l’aise car ça veut dire beaucoup de cartons utilisés pour satisfaire des besoins primaires mais j’ai dû m’y habituer dès que je suis arrivée : le gaspillage est une notion qui ne chagrine pas vraiment ici.

Evidemment, il y a des poubelles de recyclage dans la ville mais la politique de recyclage propre aux résidents n’est pas uniforme, c’est à la collectivité de décider. Et puisqu’on parle des déchets, ici la gardienne n’a pas à se casser le dos pour déposer un container dehors, il y a des jours pour déposer son sac poubelle sur le trottoir. Et les éboueurs passent dans la nuit et jettent des poubelles nauséabondes qui ont pris leur bain de soleil. Je les ai vus travailler la nuit dernière en rentrant d’un bar trendy. Il était 4 heures du matin, je sortais du supermarché. Pas de l’épicerie. Du supermarché, le CVS qui m’a tant amusé pendant ces vacances. J’ai parcouru tant de fois ses rayons. Explorer un supermarché, c’est comprendre les mœurs du pays. Voir dix modèles différents de fer à lisser, des rayonnages à perte de vue de cartes avec possibilité d’adresser une carte spéciale tantes, cousines, frères…

J’ai compris dans ce supermarché que tout est fait pour pallier à la demande du consommateur. Un tiers du magasin est consacré aux médicaments, en complet libre accès. C’est une des premières choses que j’ai photographiées ici, le dimanche après la clé dans la serrure de l’appartement. Celui où j’étais triste d’être arrivée la veille pour me coucher sans découvrir Manhattan. La première plongée sur les mœurs américaines, je l’ai faite dans un supermarché CVS du Queens.

Parfois je regrette de ne pas avoir pris plus de temps pour faire du tourisme. Je ne regrette pas par raison, je regrette à l’avance. Je me dis dans quelques semaines ce que je n’ai pas vu de New York, je m’en voudrais. Mais pour l’instant, alors que je suis encore ici j’ai mené ma découverte de New York selon un schéma bien précis. Pas question de faire de la boulimie et de passer sa vie à faire des sauts de puce entre des pages de guide touristique qui prendrait forme en 3D. J’ai poussé le truc jusqu’au bout. Si j’allais dans un endroit, c’était pour une raison, pas de la visite pour de la visite. Une envie de se promener mais pas question de faire des croix sur un papier. Metropolitan : check. Ellis Island : check.

Le meilleur exemple c’est ce que je vais faire samedi, le 28 août, deux jours avant mon avion. Même si j’ai fait en sorte de ne pas programmer mes journées, de me laisser aller à l’envie de l’instant, j’avais envisagé aller sur Governor Island dimanche. Mais il a plu. Alors, j’ai opté pour les cheerladders et Twitter puisque je ne pouvais pas sortir. La journée s’est terminée par la corvée que je déteste tant à Paris et qui pourtant ici a été un bonheur, la laverie. C’était un dimanche qui ressemblait bien à une vie de new-yorkaise et bien ça m’a plu. Alors Governor, il fallait remettre ça au week-end prochain puisque les ferries pour y aller ne fonctionne pas la semaine.

J’ai un problème dans la vie : à cause d’un trop grand espace-temps à ma disposition, je suis devenue une adepte de Twitter. Parfois, c’est un problème quand je suis assise par terre à côté de la prise électrique alors que l’Ipod touch se recharge et qu’il est 4 heures du matin. On est beaucoup à avoir connu l’addiction de la nuit du clip M6 : quel sera le prochain ? Et si jamais, c’était celui de Ah-Ah, mon clip préféré ever… ? C’est comme une chaîne de télévision Twitter, sauf qu’il y a de multiples participants et rien que de vous expliquer comment ça marche ça me met en joie tellement j’adore ça. J’étais à New York tout le mois d’août alors suivre le compte Twitter du New York Times et de Time Out me paraissait d’une logique évidente. Et lundi soir, un lien m’a envoyé vers cette information de la plus grande importance : festival hip-hop sur Governor Island samedi. Et quand j’ai vu que je serais toujours habitante de cette île qui me tente tant, j’ai pas hésité. Un festival de musique, une chose de plus de vrais new-yorkais.

Ce festival sera un souvenir mémorable, voir tous ces artistes dans un tel cadre va me bouleverser mais je dois quand même avouer que je préfère encore le Fest Noz de Concarneau avec les meilleures amies ou le festival montée ex nihilo de nos propres mains lors d’un week-end à la campagne avec ma troupe. Car ces moments bien que peu exotiques étaient immensément grands car je les ai partagés. L’endroit où l’on est n’est pas le plus important c’est ceux qui nous accompagnent qui comptent. Et voilà le pan à résonance déceptive de ces vacances. Dominer New York du haut de Rockfeller, j’en rêve, vous n’avez pas idée, je suis comme tout le monde, ça m’émeut. Mais je préfère attendre de savourer ce moment à plusieurs. Ca peut paraître cérémoniale tout ça mais c’est comme ça. Sur certains trucs, les idées sont arrêtées et sur le partage, j’ai de grandes théories.

Alors oui, c’est décevant de ne pas partager ça mais je ne changerai pas la partition. Venir à New York seule c’était mon rêve. Il y a eu des moments très durs à surmonter quand j’ai été assaillie par un problème personnel. J’étais seule et les gens d’ici même tout bien intentionnés ne pouvaient rien pour moi. Malgré ça, je ne voudrais qu’il en soit autrement.

J’en suis à prendre les panneaux du métro en photo, tellement je sens déjà la nostalgie m’envahir. Ne plus lire de l’anglais toute la journée. Ne plus PARLER anglais, ne plus faire des liasses de one dollar, vingt dollars, ne plus sourire et déborder d’enthousiasme à l’américaine pour rien. J’ai très peur de pleurer New York. J’ai envie de rentrer, il y a beaucoup de choses de chez nous qui me manquent mais je le sais au plus profond de moi, il y a quelque chose de New York en moi. Et je reviendrai le trouver aussi souvent que je le peux. Et si je peux continuer à caresser ce rêve qui m’a habité une semaine ici, je le ferai. Exercer mon métier de journaliste à New York.

Times Square vs a brilliant having fun evening with the girls : 0 / 1 – AAAD #03

 

NB for French people : la version française est ici

When I said that I’ll spend my summer in New York, one of the things people have given to me is « New York is pretty hot on Summer ». Yep, it’s kind of hot but not as much as in Turkey where I’ve already been several times. When it comes that it’s too hot, you may enter public places really cool but as for me they are unfortunately too much coldy. Air Climate is a way of life here. At the supermarket, in the metro, when you’re in restaurant, at the library, it’s everywhere. In order to not enjoy life as a Miss Freeze, I’m having my pashmina in my purse and I fight cold thanks to that piece. I’m probably the only single person to do that in the area. I’m writing this from the public library and I can tell that I’m so cold, I have headakes.

But it’s New York so I’m taking that on the bright side. I’m just noticing that’s it’s one of the cultural gaps that has astonished me such as the high level quality of service you have here and the unfortunate no-recycling policy. These are things I have noticed since I arrived on Saturday, July, 31st.

I spent a quite no-sightseeing day on Monday coz I’d time with my friends chatting and I had to update the blog live from Starbucks Cafe. That’s so silly when you know how much there are things to see around here. But, I definitely want to have the time to live without clockrunning and then writing for this blog is a huge part of the aim ot this stay. Maybe, it’s difficult for people to figure it out but I dont’ want to spend the time running from one museum to an other sightseeing place. Coming to New York is also a way to discover the American way of life.

 

Champs-Elysées vs Times Square : 0-0

I felt really guilty to left the flat at 5 :00 PM. Being rid of this tempting computer, I took the metro. I did not know where my journey will end. And then, I decided to enjoy the marvellous sightseeing of Times Square. I’ve seen reports on New York and I knew that this part of the city is definitely not for me. But this was something I need to see so I must go. Poor girl, emh.. ?

Facing Times Square as something unlikable is silly I know… ! But as for people who like me are not keen on areas which look like as Champs-Elysées, full of bunch of tourists, sellers, maybe you will be agree with me… I spent the evening with my neighbours and I gave them my thought about what Times Square looks to me. I’ve given my thought carefully coz they’re all working in a restaurant based in Times Square. Lucaya travels a lot, she spent two days in Paris. To her, using the Champs-Elysées analogy seemed fair.

It’s great to see all those lights turned on, this giant plasma on buildings but that’s not the kind of things I’m keen on. But, I uploaded two videos in order to let you enjoy the maybe so-called magicness of Times Square. I can say now that I’ll be happy to see those in several months…

An American evening

Once I have done that sightseeing, I came back home. The neighbours asked me to join hem for an outside moovie in the Park. As we walked, they said to me the release tonight was West Side Story. We were seeing Queens Bridge from the Park, a more New York moment cannot be existing as for now… In a grocery, Caroline helped me to buy what most American snacks people are having for the moovies. I buy Raisinets, some grappes with a milk chocolate topping. That’s way too much sugar for myself but at least I’d have discovered something new.

In the Park, we’ve been said that’s the movie is not gonna happen. But we are eight chatty girls so we might have some fun. The girls introduced me to their friends as the French girl living beside them who gonna spent the month in New York. They seemed happy to introduce me. So do I ! I wanted to meet people, now I’m a happy few ! We’re talking about what I’m doing here. I tell them that I wish to live as an American woman here, not as a tourist. Doing something young peoples are doing, karaoke, beach, disco. I wish also to see a musical. Well, I’m very lucky coz Maggie, Erin and Christina are working in that field. Some of them have already been on a tour show and I have no doubt about the bright future of every of them. I will see a really carefully chosen musical which will not be the one every French people are seing when they’re visiting New York. Thank you girls.

Maggie, Caroline and Anna are living on the next floor. They arrived in New York like six months ago. They still have things to discover. They said to me we might be able to sightsee with me like going to the Ellis Island Museum or in Central Park. I’ll be happy to have them next to me and that they show their favorite places in New York.

Coming back home, Caroline asks me to speak French. Anna and her, are the ones who fancy speaking French. Caroline learnt French when she was in Highschool. She speaks a quite good French with that exquise accent that I love. We go to the girl’s to have a drink and by now I feel really American.

I’m now having this American evening I dreamt about like an average Amercican young people. As for me, it values the Rockfeller and Chrysler Buildings from the city… Tonight, I’ve heard lots of things that has surprised me. As for now, I can’t figure out what was those things. I hope those will come back in my mind but unfortunately 36 hours have passed since I lived that moment. Aim of the next days : no more than 24 hours to write things I’ve experienced. Tonight, the girls are coming home to share a drink. This will be an other great American evening.

First sightseeing in Manhattan: so wow – AAAD #02

NB for French people : la version française est ici

This chaotic travel ended Saturday evening at 8 :00 when I reach my final fully deserved destination aka my bed. I was lucky to go to bed at night, after flying. It helped me to not too much suffered from the jet-lag you feel even if you arrived since a couple of days. I’m writing this on Tuesday, August, 3rd because my Internet acces is shut down for a while and I can assume by now that I’m not jet-lagged. My tireness of the moment is because of the difficulties to sleep I experienced before coming. Still, I’m awake everyday at 3 :00 AM, that’s 9 :00 PM in France. Your mind maybe so adaptable, the body did not forget about his own schedules.

First steps in New York

My first day in New York was a Sunday. Since, I’m here, I’m having a new look about American culture which I know probably nothing about. I oftenly trying to figure it out about what an American would think about the Parisian way of life and on a Sunday Parisian way of life for example. I just presume he would have a cultural shock. How the Baker’s can be closed ? And about the pharmacy, how one can possibly make up to his mind that there might be a pharmacy in the neighbourhood that is opened but since it’s some keeping-opened service, there’s no clue to find which of the pharmacy is opened on this particuliar Sunday. In New York, pharmacy opens everyday, 24 hours a day. And you can’t only reach medecines, you’re also able to find cosmetics, food and even a machine to print your pix.

I travelled by myself in Italy and in Spain and even if I did not live in a flat, I was always going into supermarkets. It helps you to find out how people are living their everyday life. Here, medecines are reachable, you add them to your basket like of a box of flour. After this need for food and cosmetics done, I went to grasp Manhattan.

I bought my metro pass for a month. It seems to me really fragile. It’s a very slim shit of paper with a magnetic band. I payed 89 $ to have the illimitated access to metro, well that’s fair. It’s about the same price for a Parisian metro pass.

There’s something in my life I must be ashamed but I can’t really manage it : I’m a fully Internet dependent woman. I can enjoy life without a Wi-Fi access but that’s only if I’m far away from the crazyness of a city and that the times stop because I’m enjoying life through Nature and birds singing. But this cannot occurs in my everyday life even if I’m really far away from home. So I assume that having an I-Touch which can be connected to Wi-Fi seemed a great idea. Aim : going to the Apple Store on 5th Avenue. In the train, I speak to Rob who has a really beautiful longboard (cf pictures in the slideshow AAAD #2). He says to me that ‘s it’s less difficult that I can imagine so we plan that he’ll show me. The chatting made me miss my station and that has be a chance. For the record : next time I want to go somewhere, get down in the neighbourhood but not in the right place to enjoy fully the area.

I assume Manhattan just kissed me

If I had been getting down at 5th Avenue / 59th Street, I must not had this feeling that everything were giant coz the metro station is next to Central Park. The first thing I saw about Manhattan was the 7th Avenue. The narrowness of the streets, the yellow cab from my New York cliches, the highness of the buildings, I’ve seen all of these in an amount of three seconds.  I presume that I’ve never experienced that feeling, even in Venice, Italy, which was one of the most beautiful travel that I had the chance to have… I was so mooved, my stomach was upside down, tears about to fall. I felt a little bit ridiculous, I dit not get what was occuring to me. Maybe it’s about the fact that I’d be waiting for this moment since so much time, since I’m ten exactly.

Once again, I try to think about how an American would be able to visit Rome or Paris. Indeed, when you’re used to a square ericted city, where every streets are symetrical, when streets are named in fonction of the direction, how could you possibly orientate yourself in a city build like Paris or Roma.. ? As for Venice, Italy, being lost that’s the thing about the Doge cité. So going to the 5th Avenue has been a piece of cake to me. I just crossed some streets and then I find a place crowded with tourists, and heard French every ten metters.

When I’m travelling by myself, I try to live as a citizen. I prefer Birkenstocks to baskets, purse to a big bag and the travel guide stays at home. I do not want to be a tourist girl. And since I’m not speaking to someone, one’s cannot notice hearing me that I’m here for sightseeing.

At the Apple Store, I notice that the entrance was similar to ones’s in Louvre which is also in a basement that one’s access helped by a turning stair. And like the Louvre, when you’re on the street, you can see because of the glasses what occurs in the shop. My friends said to me this will be fully crowdy because of the Sunday. But, I was lucky, I was helped by Michelle who answered very well my questions. She gave me attention, something in France, customers are not enough feeling in my point of view (Alexis, this line is for you).

Then Michelle waited for me to choose the right protection for my new purchase. I was a bit desperate to see the waiting lines but as I was paying with my Visa card, she took my payement scanning the things with her I-Touch. Marvellous technology, I’ve loved that ! The ticket will be sent to me by e-mail. I said to Michelle « I’m so excited about this. I might be a shoe-lover but not as much as I’m a technology-lover ». She answered : « And then, this will last you more than shoes and at least, you won’t be injured ! ». I’ve loved my visit to the Apple Store. Thanks Michelle, thank you for the time you gave me in that crowdy afternoon.

I was a bit tired, it was seven and I have been said that it’s not a good thing to be alone at night in New York. But, Central Park was asking me to come, it was so next to the Apple Store. I’ve enjoyed breakdancers (cf Video AAAD #02) and I entered the Park. It’s like the pictures I’ve seen, the skyscrappers are fully above the Park. There’s even a small fair. My neighbour Caroline said to me to have one day long in Central Park. There’s so many things to see. We might go together and rent some bikes to enjoy the Park.

I’ve seen gigs in front of which there were people that decides to leave shyness in the closet (cf Video AAAD #02), some joggers that were dancing, having a break into their running. The threes are really beautiful and I’ve crossed oftenly some little lakes and some hills made by huge stones. But the day was falling down so I stepped to the gate.

I had a really great experience today : 5th Avenue, Central Park and a stop by the Apple Store, some classics. Tomorrow, we’ll see, I might be mooved by some other things I want to do at the moment. That’s what is good about staying one month in a place : you dont’ have to run the clock. Time is money, that’s true but sometimes we’re not enough aware about how having time is a great value.

You have to deserve New York – AAAD #01

NB for French people : la version française est ici

I left Paris really really tired. If I have been noticed about what will happen during my travel to New York, I’d have been desperate. Sometimes when things are difficult, I’m thinking about what my dance teacher Irene used to say when we were practicing through pain. She was saying that you can’t feel how strong you are if you’re not practicing when you’re about to collapse. I’m thinking about those words when I’m about to abandon something. What happened yesterday makes me think about what Irene used to say.

Alarm-clock watcher

I was about to stay alive in order to be awake at 4 :30 AM. A friend thought my travel will be too difficult in that case and came to sleep at home to be an alarm-clock watcher. Open my eyes and discovering that I did’nt wake up is one of my big fear. But, at 4 :30 AM, I was awake even without hearing the delicate song of Rachid’s phone. Then, Rachid sung for me Alicia Keys and we get out. The taxi driver said to me that he was just about to leave when I came to him. He has even been offered to pay for his charge by other travellers in a urgent need of a cab. He said no. Didn’t find him would have been the first issue of the day.

Issues x 3

 

Actually the first issue occured at Charles de Gaulle when the Air France employee asked me to withdraw things from my huge heavy suitcase. I’d put stuffs in a second hand luggage and he felt that the weight was now reasonnable. I begged him for adding a name label to my suitcase. Fortunately he accepted to wait for that. Without that piece, my arrival in New York would have been a nightmare. For the future: buy a solid label.

Transfert. Arrival in Manchester, we were going to the transfert desk in order to have our ESTA apply checked. The employee said to me I will not be authorized to enter America. I’ve made a mistake filling the application.  I felt totally desperate. There was something that I could do : it consits to go to the Internet café in an other terminal with my three bags, step to one level then to an other one several times, turn here and there and… Some stuffs that appears totally undoable when you are exhausted.

I asked the first person that I met where I had to got. He spoke so quickly that the Internet Cafe seemed really unreachable. I’d just said : « I’m sorry, I’m so tired, I don’t know how I possibly could do that ». Then, tears on my cheeks, it was a need in order to let the pression goes down. He offered kindly to help me. He said to me that I’m gonna have my ESTA apply done in an airport office. He drove me to a collegue who made the application for me. The two have been some heros to me, I was so in need because of my tireness… One more time, I’d been lucky : the New York plane had been delayed. We were supposed to wait for 3 hours, now it’s 5 which had been really nice considering my ESTA issue. Finally, waiting in Manchester airport seemed really quick.

Presenting my boarding card, the lady discovered that the lost luggage’s mysterious passenger is yet arrived. Yes, this belongs to me but what happened ? Had X-ray been putting a veto to my coming ? The suitcase is actually too heavy ? Finally, the company label had been removed accidently. I’d been lucky, the label I’d just put three hours before, begging the employee, was ok. They had the chance to find me on passenger’s list. And now, I know that you need two labels for your suitcase. One on the luggage and one on the top of your clothes in it. Thus, as said this kindly Irish Delta Airlines employee, you could be found even if the label had been removed. He adviced to mark your final destination adress and not your home’s. I was so lucky. I hope my suitcase will be ok.

Mathieu Raylight

The passenger next to me was really smilly. My accent helps him to find where I come from. He spoke me French but I neeeded him to repeat his words. Quebec people have this accent you have to be used to hear before understanding their words well. One of my best friends, Margot, said to me that I’m gonna meet people in the plane which is a really pleasant moment during your travel. I was so lucky travelling next to him.

Even if I was sitting in the back of the plane which has not been a good thing during the motions. Even if the boy in my back was annoying me touching the pad on the back of my seat. Even after all, I would not have exchanged my room. Being next to Mathieu has been a release during that long long travel. He was smilly and kind, exactly the travel friend that I did not have next to me. There’s only a one year gap between he and me. He was travelling for business but he had that way of being that must be natural when you’re him and we chat nicely. We spoke about the cultural gap between our countries. He asked me at what time did young people are taking their independance, at what time did they have their first child. We have laught about his quebecquian expressions and we found the French equal words.

This was really interesting, because neither him knows some words like « apero » or « blog ». I explain to him : « Apero, it’s something you’re making impro, it’s just after work, before dinner. It’s not like a party, it must been no organized ». « But, you need how many time to organize a party ? », he asked. And then, a new cultural gap : in Montreal, a party can exist thanks to only an amount of 48 hours. He helped me on words that French are not using. Thanks for making me laught with the « breuvages » (that means soft drinks) and the rest, Mathieu. We recorded a video about that. Mathieu Raylight (fictive last name), thanks for everything.

Dumping one’s own fear

My friend Margot also said to me that I would feel a bit afraid at one moment. For her, it has occured at the airport before her bride’s world travel. So, I checked, I asked myself when this gonna occurs… ? At JFK, no fear already. In the cab shared with a French girl travelling thanks to a family that welcomes her, no fear. I arrived in the flat at 5.30 PM, local time, it t-was 11 :30 in France. The day had begun at 5 in the morning. So when the smoke watcher was ringing loudly every minute, I was about to cry. And I felt really lonely.

When you check in a hotel, you’re welcomed, you just have to drop your luggage into you room. That time, I had to fix some things. Find the owner. Yeah, we finally succeed in stopping the smoke watcher. There will be a new one today. It’s Sunday but it’s not a country where people are not working on Sundays. Good news, I hate Sundays, this quiet day during which you can’t do all the thing you want when you live in France. Socially, it’s nice, it offers people to enjoy a family day and it helps them with other stuffs I’m not gonna develop here. I’m not so keen on dead times, for me that’s one of the awkwards of living in France. Now, I’m gonna spend one month in the city that nevers sleep. The nice thing is that I’m not living in Manhattan so, if I want to sleep, it’s quiet.

Finally, my first day in New York

It’s 7 :49, I’m awake since one hour. I’m gonna go in the neighbourhood finding a coffee place and then we’ll see. Yesterday evening, I felt sorry to not have visited some places. I felt unwell to have only see the city through an airport reaching home balad. I needed to sleep and I did not want to. I think that I was feeling too much alone…

I needed to go to the neighbours for an ulitmate issue. They have been more than warm to me. They gave me something I need : words. We stayed half an hour together chatting about what I’m doing here, about their life in New York. Caroline and Maggie are still in the New York discovering process. They arrived seven month ago. I think it will helps to make us know each others. Caroline felt excited about that blog. « Don’t worry, you’ll be able to write every single day considering all the things that will happen to you ».  Maggie approoved her and Caroline said that she was feeling sorry not had written words about her New York arrival. Thanks, Caroline, thanks for those words, that’s exactly why I’ll be doing this blog. I promise, tomorow, my words will be more synthetic. And moreover, I’ll speak about New York coz my travel stories might have only interest my folks.

It’s now 7 :57 AM and New York is waiting for me.

Participate to AAAD

I have made no plans for my stay in New-York. I prefer to not read any of the travel books I have about NYC before my departure. I have been adviced to visit Meatpacking district, to go to the Ellis Island Immigration Museum, to admire the boys at Abercrombie shop, to « visit » Century 21. That’s things I’ll be doing there. As my stay will last for one month, there are lot to do and I’ll be thrilled if you could gave me your special adresses, the things you enjoyed the most or the amazing places you definitely recommand.
I’ve created a special category for you recommandations. I’d like to publish your comments with a blog guest login. I’ll be publishing them without editing. Please e-mail me your recommandations to: [email protected] If you rather do not want to be published on the blog, you just have to say a word, the one you choose as a code.

Thanks in advance. I’ll really enjoy to read your tips !

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Je n’ai rien décidé, je n’ai fait aucun emploi du temps. Je n’ai souhaité lire aucun guide de voyage avant mon grand départ. On m’a conseillé d’aller dans le Meatpacking district, de visiter le musée de l’immigration sur Ellis Island, de « visiter » le magasin Century 21. Ce sont des choses que j’ai prévu de faire. Comme mon séjour va durer un mois, il y a beaucoup de choses que je peux faire et je serais vraiment ravie si vous me donniez vos adresse spéciales, les choses que vous avez adoré faire à New-York, et les endroits incroyables que vous recommandez définitivement.
J’ai crée une catégorie pour vos recommandations. J’aimerais publier vos textes sous le nom d’utilisateur « Guest ». Je vous publierai sans modifications. Je vous remercie d’envoyer vos recommandations à l’adresse suivante: [email protected] Si vous préférez ne pas être publié sur le blog, vous n’avez qu’à dire un mot, celui que vous voulez.

Merci d’avance. Je vais vraiment adoré vous lire !